HANKOUR MOHAMED
DESSINATEUR DE PRESSE – PEINTRE – SCÉNARISTE – CARICATURISTE
12 juillet 1946
Ahfir (Maroc)
Mohamed Hankour, diplômé de l’École régionale des Beaux-arts d’Oran, de l’École nationale des Beaux-arts d’Alger et de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, filière gravure, est connu beaucoup plus par ses caricatures que par ses bandes dessinées. Il commence sa carrière en 1968 en publiant des caricatures et des dessins d’humour dans les quotidiens Ech Chaâb, El Moudjahid, Horizons et El Djoumhouria, un quotidien de l’ouest algérien avec lequel il collabore de manière plus assidue, ainsi qu’avec l’hebdomadaire Algérie Actualité, le journal satirique El-Manchar et le bimensuel Jeune Afrique. En 1975, il reçoit les Félicitations au Festival de l’humour à Gabrovo en Bulgarie et en 1984 le 1er prix de la caricature politique à Duisburg en Allemagne, l’année de la publication à l’ex-Entreprise nationale du livre des deux tomes de son premier album Caricatures et idées. En 1985, Il publie à l’ex-Entreprise nationale du livre à Alger Soloeis, L’Ile du grand Ordo, une bande dessinée fantastique. En 1986, il reçoit le prix de la caricature sociale au Festival de la bande dessinée et de la caricature à Bordj el Kiffan à Alger. Il participe à plusieurs salons, expositions et festivals dont celui du dessin de presse de Montréal, de Carquefou en Loire-Atlantique, du dessin satirique de Saint-Just-le-Martel et de l’humour à Agadir au Maroc. À Saint-Herblain en Loire-Atlantique, il expose des dessins de presse et des illustrations en hommage à ses amis assassinés, le journaliste et poète Tahar Djaout et le dramaturge algérien Abdelkader.
Dans un mot de présentation de son album Soloeis, L’Ile du grand Ordo, Tahar Djaout écrit : « L’esprit veille, est le titre que Gauguin a donné à l’une de ses splendides toiles. Le dessinateur qui délivre pour nous dans cet album le temps et l’espace rivés aura, lui aussi, compris qu’il n’y aura d’art que tant que l’esprit veillera. Ces lignes ne constituent qu’un simple hommage au trait généreux de mon ami Mohamed Hankour qui sait mieux que moi visualiser l’éclatement et l’insolite. Entrons dans son univers d’oiseaux et de montagnes étranges où progressivement se dégage le visage d’un homme heureux. » Le musée d’Oran possède des peintures de sa composition.

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